Taille texte
Espace lettres
Espace mots
Espace lignes
Engagé dans une compagnie de marine partie faire la guerre aux Iroquois du Canada, La Hontan, en esprit libre, se révolte contre ses obligations et se montre admiratif des Hurons et des Algonquins dont il apprend la langue. Il dénonce dans ses Dialogues avec un sauvage, la colonisation et fait l’éloge de ces peuples qui semblent restés plus près de la nature. Il reprend donc le mythe du bon sauvage de Montaigne et annonce les thèses de Voltaire. Les Dialogues suivent le principe de l’échange philosophique entre un Européen, l’auteur lui-même et Adario, un Huron, afin de porter un regard critique sur la société du XVIIIe siècle.
Dans cet entretien qui oppose les thèses des Jésuites que reprend La Hontan et celle d’Adario, un Indien du Canada, l’auteur fait entendre son opinion qui rejoint en réalité celle du Huron. Le point de vue du prétendu sauvage permet de montrer les erreurs des contemporains de La Hontan sur leur conception du bien et du mal.
Quel portrait du Huron est donné par la peinture du XVIIIe siècle ? Consultez,
pour le savoir, les pages de la BNF consacrées aux expéditions au siècle des
Lumières et particulièrement la diapositive 5 :
http://classes.bnf.fr/essentiels/albums/voyage/
Pour découvrir le texte originel sur Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k82269m/f54.image