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Dans les Mémoires d’Hadrien, Marguerite Yourcenar donne la parole à l’empereur Hadrien, à la fin de sa vie, dans une longue lettre adressée à son fils adoptif, Marc-Aurèle, qu’il destine à sa succession. Cette lettre devient récit de vie, et cette autobiographie fictive est une grande réflexion sur le pouvoir, la paix dans l’empire, et la nature humaine. Le récit est une longue analepse, s’achevant au présent d’écriture à la mort d’Hadrien.

Le dernier passage du roman est la narration par l’empereur lui-même de ses derniers instants. On le voit entouré de ses proches, profiter de ses derniers moments terrestres. Il s’adresse enfin à son âme, avant de cesser d’écrire.


https://www.louvre.fr/oeuvre-notices/la-mort-de-sardanapale?destination=oeuvre-notices%2Fla-mort-de-sardanapale

1
I. Beau monde des masures
 
De la nuit et des champs

3
II. Visages bons au feu visages bons au fond
 
Aux refus à la nuit aux injures aux coups

5
III. Visages bons à tout
 
Voici le vide qui vous fixe
 
Votre mort va servir d'exemple

8
IV. La mort cœur renversé

9
V. Ils vous ont fait payer le pain
 
Le ciel la terre l'eau le sommeil
 
Et la misère
 
De votre vie

13
VI. Ils disaient désirer la bonne intelligence
 
Ils rationnaient les forts jugeaient les fous
 
Faisaient l'aumône partageaient un sou en deux
 
Ils saluaient les cadavres
 
Ils s'accablaient de politesses

18
VII. Ils persévèrent ils exagèrent ils ne sont pas de notre monde

19
VIII. Les femmes les enfants ont le même trésor
 
De feuilles vertes de printemps et de lait pur
 
Et de durée
 
Dans leurs yeux purs

23
IX. Les femmes les enfants ont le même trésor
 
Dans les yeux
 
Les hommes le défendent comme ils peuvent

26
X. Les femmes les enfants ont les mêmes roses rouges
 
Dans les yeux
 
Chacun montre son sang

29
XI. La peur et le courage de vivre et de mourir
 
La mort si difficile et si facile

31
XII. Hommes pour qui ce trésor fut chanté
 
Hommes pour qui ce trésor fut gâché

33
XIII. Hommes réels pour qui le désespoir
 
Alimente le feu dévorant de l'espoir
 
Ouvrons ensemble le dernier bourgeon de l'avenir

36
XIV. Parias la mort la terre et la hideur
 
De nos ennemis ont la couleur
 
Monotone de notre nuit
 
Nous en aurons raison.


Marguerite Yourcenar
Mémoires d'Hadrien , derniers paragraphes du roman, à la fin de la sixième et dernière partie Patientia. (la mort d’Hadrien)
1951