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Jean-Paul Sartre, professeur de philosophie fortement influencé par l’existentialisme allemand interroge, à travers ses œuvres, le sens de l’existence et de l’engagement. Pour lui, « l’écrivain engagé sait que la parole est action » (in Situations II, Sartre – 1948, « Qu’est-ce que la littérature ? »). Il n’est pas surprenant dès lors qu’il ait investi l’espace théâtral. Il y trouve une tribune pour toucher tous les soirs un public différent et varié. En 1948, sa pièce Les Mains sales pose la question de savoir si l’on peut faire de la politique sans « se salir les mains ». Étroitement liée au contexte politique et social de l’époque de sa composition, la pièce évoque les dilemmes stratégiques de certains partis communistes européens, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour agir, ils doivent choisir de s’allier avec des partis modérés ou tenter de prendre le pouvoir autrement...
La pièce Les Mains sales repose sur un conflit politique qui divise les membres du Parti communiste. Hoederer défend une alliance temporaire avec d’autres partis pour se maintenir au pouvoir et rester dans l’action politique. Ses adversaires, plus radicaux, refusent tout compromis et le considèrent comme un traître à éliminer. Jeune intellectuel bourgeois, Hugo est entré au Parti par idéalisme. Dans la scène 3 du tableau V, les deux hommes confrontent leurs visions des hommes et de la Révolution.