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Pièce répartie en deux actes, paraissant dans un premier temps en anglais en 1961 puis représentée en France en 1963, Oh les beaux jours met en scène un couple : Winnie, âgée d’une cinquantaine d’années, et Willie âgé quant à lui d’une soixantaine d’années. Ces deux personnages entretiennent une relation d’interdépendance singulière : si Winnie est à moitié enterrée, elle symbolise cependant le courage et la détermination face à la vie, tandis que Willie, mobile, recourt à un pessimisme systématique. Beckett livre une pièce traitant de la condition humaine et du sens de la vie, où se mêlent malicieusement comique et tragique.
Le déséquilibre quant à la répartition de la parole constaté dans le premier acte s’amplifie dans le second : les mots de Winnie se propagent, se diffusent abondamment sans nulle réaction de Willie. La tirade prend place à la toute fin de la pièce, propose au spectateur une situation toujours plus déstabilisante. La gestuelle de l’un et la parole de l’autre tentent d’établir une communication bancale et de maintenir un lien fragilisé.
Lien vers une retranscription auditive de la pièce : https://www.youtube.com/watch?v=dJz0nOErcgM, Madeleine Renaud et Jean-Louis
Barrault 1964